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 Le fief du fol

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Flinson Steelwood

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MessageSujet: Le fief du fol   Jeu 24 Fév 2011 - 20:55

Bougres de paysans, me voila, moi, Flinson Steelwood, à patauger dans la même boue que ces moins que rien. Je remet mon haut-de-forme bien en place sur ma tête, la simple vue de ces miséreux me donne la nausée.
Où suis-je ? Mais au camp des bucherons se situant à l'Est d'Elwynn, voyons. L'un des plus charmants hameaux des alentours, si tant est que charmant veuille dire pauvre, rustique et pitoyable. A vrai dire, cet endroit pourrait accomplir de grande choses, j'imagine déjà tous ces arbres rasés, où s'élèveraient nombre de cheminées de mes industries. Oh, et je pourrais faire engager les bucherons du coin, avec leur éducation primitive, il serait aisé de les faire exploiter à leur insu.

Mais je m'attarderais là-dessus plus tard, pour le moment, je préfère me presser, c'est que l'air est féroce, voyez-vous. Autre chose que celui des manoirs et autres demeures de mon habitude. Je me hâte vers une boîte au lettre proche et y enfourne la missive adressée à la "Meute sombrecrin"... Encore et toujours des worgens, si seulement leur chasse était légale, je pourrais tant m'amuser. Leur "humanité" rémanente ne serait que plus frissonnante lorsque je leur arracherais leur dernier soupire... Haaaaaa...

Je dépose donc la lettre dans le réceptacle, en quelque peu mauvais état, je le concède. Sur ma lettre, j'invite la meute à venir se régaler de divertissements que j'ai généreusement préparé en leur honneur.
Le ton y est mielleux, comme ma voix, trompeur, comme mon esprit, et cruel, comme moi.
Citation :

Bien chers "Sombrecrins",

C'est avec tristesse que j'ai pu constaté votre condition si précaire... Je ne suis vraiment pas aise de voir de mes compatriotes vivre dans si peu de moyens. Je ne crois pas me tromper en affirmant que vous ne roulez pas sur l'or. Rassurez vous, nous ne pouvons pas tous nous en vanter, bien qu'en mon cas, je le puis.

Si, comme je le crois, vous êtes bien victime de la pauvreté, alors n'attendez plus ! Le grand Flinson Steelwood, des industries Steelwood, vous invite en son humble demeure, afin de participer à ses divertissements. Voyez vous, depuis mon départ de Gilnéas, je n'ai plus eu l'occasion d'en organiser. Mon ancien manoir rasé, et le nouveau venant d'être terminé, je peux cependant prendre le luxe de vous inviter à être mes hôtes, et à avoir l'honneur de vous proposer de participer aux festivités ! Bien évidemment, vous seriez récompensé pour vos efforts, comme je le disais, disons que j'ai quelques moyens et que mon pécule se porte on ne peut mieux.

Si vous êtes intéressés par mon offre, j'escompte alors vous voir en ma demeure, dans les collines Est des Carmines, sur une esplanade isolée et forte coquette (un plan est situé au dos de la lettre). Toute votre "meute" est invitée, je me languis déjà de votre présence.

Bien à vous,
M. Steelwood

Oh, bien sur ne le précise-je pas que ces jeux sont, comment-dire, mortels pour les participants, voir abjecte et abominables. Mais à quoi bon se plaindre, puisqu'il en va de mon bon plaisir ?

J'espère sincèrement que cette "meute" acceptera, après tout, je ne suis pas contre quelques têtes de worgens au dessus de ma cheminée.



Dernière édition par Flinson Steelwood le Ven 23 Mar 2012 - 0:29, édité 1 fois
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Rufina
Louve Alpha
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Messages : 866

MessageSujet: Re: Le fief du fol   Ven 25 Fév 2011 - 17:02

La lettre sur le sol est décomposée en petits confettis. Un excès de colère quand j’ai finit de lire ses conneries a eut raison d’elle. Je cracherais bien dessus mais ma salive est trop précieuse pour que je la gaspille !

Les muscles tendus, les babines retroussées, j’arbore un visage de dingue, crocs devant ! J’ai déjà pété mon bureau à de nombreuses reprises. Malheureusement cette petite raclure a raison, nos caisses se vident et je peux même plus me payer le luxe d’anéantir le mobilier. Alors je rumine, mon corps encaisse la férocité de mon esprit. Un grognement persiste dans ma poitrine.

Bordel on est fait comme des rats… je supporte pas l’idée de dépendre de petite pisse comme Steelwood ! Pourtant on en est là. J’ai les boules putain !!!!

Je ralentis ma respiration pour me calmer un peu. Les tremblements nerveux m’empêchent de lui répondre sans déchirer le papier.

J’ai les boules putain !!!!

Minable, je me sens minable. Coincée dans une foutue impasse, faut bien que je file à bouffer à nos worgens. L’héritage de Benneth se creuse et faire vivre toute la Meute nous coûte un bras.

Je me mors les babines jusqu’au sang. La tête balancée en arrière, j’inspire profondément, les battements de mon cœur s’apaisent. Je prends la plume à contre cœur.


Citation :

Messire Steelwood,

La Meute Sombrecrin n’est pas dans le besoin. Nos ressources sont nombreuses, nous ne craignons pas la pauvreté. Si la chaleur d’une demeure familiale ne peut qu’être un signe de pauvreté à vos yeux, je déplore dans ce cas la sécheresse de votre solitude.

Mais les Sombrecrins ne refusent pas une journée de divertissements si malhonnêtement aimablement proposée.

C’est la tête haute avec plaisir que nous répondrons à votre invitation.


Que Goldrinn vous dévore protège.
Rufina Blessington.




Je jette ma plume au feu en rugissant.
J’ai les boules putain !!!!

____________________________
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Flinson Steelwood

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MessageSujet: Re: Le fief du fol   Ven 25 Fév 2011 - 20:29

Toc toc.

"Qu'on ne me dérange pas."


Il entre tout de même, je soupire sans le regarder. Affalé dans mon large fauteuil en cuir, je voit rentrer un de mes ouvriers qui a l'audace de venir me déranger en mon domicile pour ses petits problèmes personnels. "Parce que ça concerne le cadre de vie de l'industrie" soit-disant... Diantre qu'ils m'ennuient, oh qu'ils m'exaspèrent ! Toujours à se plaindre, fichus prolétaires ! Seulement 95 heures par semaine ! Ils sont logés et nourris, qui plus est ! Non pas payés, évidemment, mais tout de même, je suis quelqu'un de magnanime.

Et cet impudent à l'arrogance de venir directement chez moi. Une erreur, en un sens. Car si j'ai eu le génie de faire construire ma nouvelle demeure si loin de tout village, c'est justement pour y être en paix, d'une manière ou d'une autre. Le laissant terminer son exposé, je le regarde en souriant, sort une bourse, qu'il croit contenir de l'argent. En même temps, je rentre une main dans l'intérieur de mon dispendieux manteau et en ressort un petit écrin de velours, au sein duquel trône une petite lettre.
Il s'avère que le contenu du pli s'apparente au mieux aux lettres de cachet royales, et je me fais fort de faire transmettre celle-ci aux juridictions hurleventoises au plus vite, tandis que les membres de ma sureté embarque le manant.

"Qu'on ne me dérange pas, ce n'est pourtant pas des plus hardis a comprendre."

C'est alors que j'aperçois une lettre, signée de la main de Rufina... Oh, cette louve prétentieuse qui dirige la "meute".
Je lis. Je lis et je ris, oh oui je ris et je ris encore. Quel humour ont ces prolétaires, je ne m'y ferais décidément jamais. Sans avoir encore participer à mes jeux qu'ils m'amusent déjà, oh tout cela risque d'être des plus amusants, j'ai hâte. Je réécris une lettre de remerciement :

Citation :
Dame Rufina,

Je ne puis que pleurer le sarcasme de vos mots, mais je ne puis également que me réjouir de votre accord, je vous accueillerais donc avec toute la joie du monde en ma demeure dès lors que vous vous tiendrez disposer à m'y rejoindre.

Et si vous ne voulez pas de mon argent, alors c'est encore mieux, mais comme je suis quelqu'un de magnanime, je laisserais tout de même ce prix en jeux, les règles sont les règles, même pour les plus bas de l'échelon social, et c'est une chose que je respecte.
Sachez néanmoins que les places de candidats sont limités, un nombre de huit me semble plus qu'adéquat, je vous laisse choisir parmi vos meilleurs gens.

Je vous attends donc avec hâte, vous et votre meute..
Au plaisir,
M. Steelwood


Ha, j'en ris encore. On frappe encore une fois à ma porte, exaspéré mais de meilleure humeur après ce courrier qui était sans nul doute humoristique, j'aperçois entrer quelqu'un dont la présence ne m'incommode finalement pas tant.
Le livreur vient de m'apporter certains des "concurrents" des participants des festivités. Je soulève le drap de l'énorme cage. Ma tête recule d'instinct en arrière sous l'odeur et les grognements. Oui, et ces petites attentions ne pourront que donner un spectacle plus grandiose...
J'ai hâte !


Dernière édition par Flinson Steelwood le Mar 10 Juil 2012 - 12:51, édité 2 fois
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La voix du Loup
Maître de jeu
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Messages : 86

MessageSujet: Re: Le fief du fol   Mer 6 Avr 2011 - 15:03

Une parchemin fermé par une patte de Loup piquée dans la cire rouge sang, se trouvait sur le bureau de Flinson Steelwood. Comment était-il arrivé jusque là? Mystère...

Citation :
Methos
Olguard
Khaorn
Trisha
Freyanne
Elron
Rallena
Rufina


Une simple liste, sans signature, écrite à la va-vite. Pas même un petit mot d'explication, les choses étaient pourtant claires pour son destinataire.
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Flinson Steelwood

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Messages : 60

MessageSujet: Re: Le fief du fol   Jeu 7 Avr 2011 - 14:56

Un magnifique banquet, encore et toujours. Mais ce petit propriétaire était d'un ridicule ! S'il croit que je n'ai pas compris le but de ces courbettes, il me prend pour un imbécile.... Il me prend pour un imbécile ? Le mécréant, comment ose t-il !

"M.Delamont ! Envoyez de suite un message de résignation quant à notre futur traité avec la scierie Guilleverne !


Ce cher Hobbins Delamont s'en va rédiger la missive, enfin un bon élément. Je ne supporte pas que l'on ne me prenne pas au sérieux, de surcroit quand l'on en a nullement les moyens. Comment ce bas-du-peuple peut-il seulement se permettre de me prendre de haut ?
Je soupire, c'est d'un ennui... Je suis las ! Mais qu'est ce que c'est encore que cette plaisanterie ?
Une lettre attire mon œil, cacheté par une patte de loup rougeâtre... Les sombrecrins sont d'un triste... Aucun style, ou alors, cela relève d'une sobriété exemplaire...

Je lis la lettre et tente de retenir les noms... Mais cela m'exaspère, je n'en ai que faire. Pour tout avouer, je trouve idiot le simple de fait d'accorder une appellation à ces chiens. En effet, à quoi bon donner des noms à des bons a rien ?
Oh, autant pour moi, ils seront bons pour m'amuser, du moins j'ose l'espérer. Et les préparatifs sont prêtes ! Il ne manque plus que mes invités.

D'une écriture soignée, je rédige à nouveau une lettre expliquant à la dirigeante Sombrecrin que le manoir Steelwood est apte à accueillir ses invités, et comme je suis quelqu'un de magnanime, je précise qu'il est, disons, possible que certains n'en reviennent, hum... pas, oui c'est cela ! Certains n'en reviendront pas, du moins, je l'espère aussi ! Cela fera de la vermine en moins. Je fait poster la lettre en me frottant les mains.

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