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 [Candidature Acceptée] Adrian Volk

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Adrian

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MessageSujet: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Lun 6 Déc 2010 - 0:03

Il tombait des cordes ce soir là, pour ne pas dire qu'il pleuvait comme vache qui.... Hum, en clair, c'était vraiment un temps de...

- ... de chien !
- Tu m'insultes ?!
rétorqua l'énorme worgen en se redressant de toute sa magnifique et terrifiante hauteur.

Le froid de la saison et la pluie qui battait le pavé avaient poussés les rares téméraires à se réfugier dans les tavernes avoisinantes. Ce soir là, à l'Agneau Assassiné, chauffé par un feu ronronnant et par la chaleur humaine - entres autres - regorgerait d'individus de toutes les races ralliées à l'Alliance, de tous les clans, de toutes les armées. Depuis peu, de plus en plus de worgens avaient prit leurs marques dans la vaste ville mutilée, et se mélangeaient aujourd'hui à la populace, non sans être parfois regardés en biais par les autochtones qui murmuraient encore à voix basse à leur encontre. Les changements n'étaient pas toujours bien appréciés de certains, mais quoi qu'il en soit, l'habitude finirait bien par nouer quelques mauvaises langues. On s'était bien fait aux draeneïs après tout.

L'humain, un habitué des lieux et qui ne se cachait pas pour le revendiquer, passablement éméché par quelques rasades de vin, leva son séan de son siège pour toiser la créature au poil sombre qui se penchait, menaçante, sur lui.

- Il devrait retourner garder les poules le cabot plutôt que boire NOTRE vinasse !

L'habitude allait sans doute être bien longue et coûteuse à prendre pour certain...

Dans un coin de la salle, sirotant de l'hydromel local de piètre qualité, un jeune guerrier observait d'un oeil amusé la scène, attendant avec une impatience latente la dénouement de l'histoire. C'était regrettable de voir que même ceux dont le sang n'avait pas été maudit, pouvait être bien plus "animaux", que leurs comparses à poil long.

Un peu d'hémoglobine fraîs dans cet alcool trop fade réhausserait certainement son goût ? Aaah cela fait si longtemps que je n'ai pas trempé les babines dans autre chose que du mouton... Allons bon, cette histoire va finir par me donner faim. Je n'ai pas très bon caractère lorsque j'ai faim.

Il soupira et feigna se désintéresser de la bagarre naissante à l'autre bout de la salle. L'air était électrique, et grisant. Cette sensation qui nous parcours la chair d'un millier de picottements et qui nous hérisse lentement le poil, avant que nos instincts les plus profonds ne prennnent le dessus sur notre raison, et que les coups de griffes et de crocs ne remplacent les mots. Aahh... qu'il était bon parfois de se laisser un peu aller à quelques claquement de mâchoire dans un bras tendu, ou une gorge, il fallait bien l'avouer.
Allons bon, ne nous égarons pas non plus.
Cette bagarre n'eut pas le temps de germée qu'elle fut "malheureusement" maîtrisée aussitôt, et les deux trois worgens quittèrent les lieux pour aller se tremper la fourrure à l'extérieur, sans doute à la recherche d'une occupation bien plus saine d'esprit...
Adrian, un peu déçu, fini son verre, paya, réajusta ses effets de mailles et de métal, avant de sortir à son tour dehors, indifférent à la fureur des éléments. Fureur tellement moindre que ce qu'ils avaient tous connu, pourquoi donc ce soucier d'une petite pluie glaçial de saison ?




Assis sur sa couche de fortune, dans ses quartiers militaires, il déplia un parchemin pour le relire une nouvelle fois. Une vague de tristesse, de colère et de fatalité lui traversait son regard habituellement si pétillant de vie. Seul, dans cette piaule gratifiée par l'armée, qu'il partageait d'habitude avec deux autres frères d'armes de son unité, il se permis de lever un peu le voile sur ce qui lui pesait, et se laissa aller à un peu de mélancolie.
Ca allait mal, à Gilnéas, bien plus que ça ne l'était auparavant, et son instinct lui dictait de retourner au front porter main forte à sa véritable patrie. Il avait toujours servit des causes justes, du moins il l'espérait, il avait toujours porté les armes sur ce qui menaçait les autres plus que sur ce qui le menaçait lui-même. Il avait endossé trop de responssabilités pour son jeune âge. Aujourd'hui, il fallait faire un choix. Ses épaules ne soutenaient plus très bien le poids de tous les devoirs qu'il s'étaient juré d'accomplir. Trop ambicieux, certainement. Et comme beaucoup il en avait payé fraîchement le prix.
Son regard se porta à son poignet enserré par un brassard de lin aux couleurs qui furent jadis chatoyantes et vives, aujourd'hui ternis par l'usure, signe qu'il n'avait jamais quitté ce poignet. Ses lèvres murmurèrent un nom, imperceptiblement.
Mais il ne fallait pas se laisser aller trop longtemps non plus.

Les worgens se faisaient massacrés, là bas, bien au sud de Lordaeron, il ne pouvait pas continuer à être un loup solitaire parmi les humains... A moins de devenir un chien.

La lueur palpitante du maigre candélabre caressait la peau ambrée de son torse nu de sa chaleur peinement émise. Ses yeux azuréens fixaient un point quelconque dans la pénombre devant eux.
Sur la table de chevêt gisaient les courriers de ses parents, les nouvelles de Gilnéas, et au sommet de ces quelques vélins, trônait un morceau de papier fébrile, griffonné hâtivement d'une adresse.

"La tannière Sombrecrin... Sombrecrin, se répêta-t-il, Il est peut-être temps que je retrouve ma nature, dans une meute, où je serais à ma place."

Sous la lueur de la flamme tremblante, la peau lisse de ce corps musclueux céda sa place à une fourrure dense, sombre. Ses crocs s'allongèrent, un grondement sourd vibra au fond de sa cage thoracique, tandis que lui répondèrent le craquement des tendons et le claquement des os se déformants.

Je ne veux pas être un chien. Il est temps de retrouver les miens...

... Et vint briser ce sinsitre et désacordé orphéon, un langoureux gragouillement d'estomac vide !

Gnn... Si je pouvai tomber sur quelques rats en route...



Les cloches de la cathédrale battaient solennelement le rythme du temps. La pluie avait cessée et la lune narguait la terre couchée sous les ténèbres. Le jeune homme, élégamment vêtu, ses longs cheveux bruns peignés, s'avança dans la ruelle silencieuse. Quelques pas, et les portes gardées de la tannière lui faisaient face. L'odeur de ses semblables était plus forte, il était au bon endroit.
Il n'avait pas prit la peine de s'armer, même de passer sa cuirasse lourde, il avait tout l'air d'un civil d'Hurlevent, à l'exception de son regard bleu pouvant dérouter les humains, mais qui ne tromperait aucun worgen. Un regard de loup, qu'ils possèdent tous, perçant et vif, qui marque à jamais sa réelle appartenance, son héritage. Sa "patte blanche" qui lui permetterait d'entrer en ces lieux.

- Bonsoir ! lança doucement Adrian face au gardien en s'inclinant profondément, comme les bonnes manières le lui avaient apprises depuis toujours. Un sourire liant s'étira sur son visage serein lorsqu'il su qu'il avait capté l'attention du worgen. Pardonnez ma visite si... tardive, mon ami, j'ai eu vent de l'existence de la meute, et... souhaiterai m'y faire une place. Ou du moins savoir si cela est possible. Si vous acceptez de me conduire au couple alpha...

Il souriait, toujours, calme et patient, l'éducation oblige. Nous ne sommes pas des bêtes après tout...
Hum, par intermittence, dirons-nous.
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Rufina
Louve Alpha
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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Lun 6 Déc 2010 - 16:00

Je m’ennuis… si loin du champs de bataille, j’ai l’impression de me tourner les pouces ! Cette paperasse me rend dingue. Je parle même pas de ces foutues griffes qui m’empêchent d’écrire normalement. Non mais sérieusement celui qui nous a conçu aurait pu mieux prévoir le coup ! Pour le reste je me trouve parfaite… je souris. Du moins j’essais.

La banquière tremble comme une feuille, me regardant à peine dans les yeux. Je vais pas la bouffer. Les flammes des chandeliers dessinent des vagues sur mon pelage, on dirait que je me suis mal brossée. L’atmosphère est lourde, elle doit penser que je vais bondir de mon siège et lui arracher la tête. Je n’en aurais aucun mal, mais nous venons d’arriver, essayons de nous trouver des alliés sans les terroriser.

- Voilà, pour, hum hum… pour les papiers administratif Mademoiselle Blessington. Le bâtiment est a vous. Je vais donc vous laisser.

Elle se lève rapidement, pense à respirer ma jolie. Je m’enfonce dans mon siège confortable et m’étire. Annonçant que je suis parfaitement à l’aise et décontractée. Petite chose.

- Attendez !

Ma voix rauque la fait frémir, je peux sentir son échine se raidir en lui lançant des piques glacés dans l’estomac. Il me suffit d’une demi seconde pour me trouver à sa portée.

- N’oubliez pas votre précieux dossier Mademoiselle Fourtoux.

Elle se retourne en ricanant comme une adolescente attardée. Les joues roses de gêne. Son visage doit être plaisant, à cet instant il ne ressemble à rien, crispé et dégoulinant de sueur. La voici qui file comme une harpie déplumée. Je laisse échapper un éclat de rire grotesque, à la limite de la caricature. Entends ma voix et ne l’oublie jamais.

Je me retourne et observe mon bureau depuis l’encolure de la porte. Je m’y appuie satisfaite en croisant les bras. Il dégage un rien de bestialité. J’aime ça. Il sent bon le chien mouillé. La pièce est de taille moyenne, le sol et les murs sont en bois massif. Une cheminée imposante crépite à la gauche de l’entrée. Mon bureau lui fait face, enfoncé dans une peau de yéti faisant office de tapis. Deux sièges ornent le meuble en bois ambré. Mon fauteuil en cuir marron, piqué de clous vieillis, et lui faisant face une modeste chaise pour mes invités. J’impose la donne. Chacun à sa place. Une bibliothèque recouvre le mur droit, contenant des cartes précieuses et de nombreux ouvrages anciens. Je ne suis pas un animal sans cervelle. J’aime lire, n’en déplaise à monsieur tout le monde.

Seule ouverture sur le monde extérieur, la fenêtre logeant sur le mur face à la porte. Petite, formée de plusieurs carreaux colorés, elle tapisse le lieux d’une couleur chaude la journée. Lorsque l’on a vécu dans un monde grisâtre, on sait comment rendre son intérieur plus jovial.

J’observe les peintures qui habillent mes murs, mon pays me manque déjà. Il me tarde d’y retourner rapidement. Foutue mélancolie du pays…

« Quelqu’un à l’entrée Rufina. Un Worgen, il veut te voir. Je le laisse entrer ? »

Je sursaute, cette télépathie me surprend à chaque fois.

« Mouais, j’ai rien de mieux à foutre de toute façon. Dans mon bureau ! »

Je referme la porte en la claquant et retourne m’asseoir. Je choppe mon arc au passage, le dépose contre mon siège, une dague dans ma manche. On n’est jamais trop prudente.

Quelques bruits de pas dans l’escalier et j’entends enfin mon garde qui frappe à la porte. Je laisse miroiter quelques instants avant de lancer un autoritaire :

- Fais le entrer !
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Lun 6 Déc 2010 - 16:57

Il avait prit le temps d'observer et d'enregistrer les détails qui croisèrent son regard dans cette tannière bien loin de l'image stéréotypée que beaucoup peuvent encore avoir. Une tannière chaleureuse, entretenue et strict à l'image d'une humanité loin d'être obsolète, et qui faisait taire nombre de préjugés.

L'ordre austère résonna derrière la porte que le garde ouvrit afin de faire entrer l'impromptu. Adrian entra et s'inclina respectueusement face à son hôte, avec sourire aimable mais beaucoup plus pudique sur une face devenue sérieuse et déterminée.
Il ne s'était pas retrouvé depuis longtemps devant une chef de meute. Peu de signes l'indiquaient à l'oeil, à première vue du moins, tout était une question de ressentit. Il su de suite qu'il n'avait pas à faire à quelqu'un se laissant facilement marcher sur les pattes, et dissimula son intimidation, celle qu'on les tous jeunes face l'autorité suprême. La sensation était différente, et plus profonde, que celle éprouvée face à un officier de l'armée.

- Mes respects, dame Rufina, dit-il enfin, Je m'apelle Adrian Volk. Des murmures ont suggérés la présence de votre meute au sein de la ville et ils n'ont pas traînés à me parvenir jusqu'aux oreilles. Ma présence ici va un peu plus loin qu'une simple curiosité. Pour faire court, je souhaite me joindre à vous.
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Rufina
Louve Alpha
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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mar 7 Déc 2010 - 0:53

La réaction de mon subordonné ne se fait pas attendre. Bon Louveteau, tu passeras peut-être Loup si tu continues ainsi. Un worgen habillé en civile pénètre la pièce. Mon regard ne le lâchent pas un seul instant. Son odeur emplit la pièce, pas si mal ce fumet militaire. Mes sourcils se froncent alors qu’il me sourit. Je laisse mes griffes tapoter sur le bureau, clap clap clap clap, douce mélodie angoissante.

Je n’aime pas perdre mon temps. J’espère qu’il ira droit au but. Je le regarde de haut en bas sans me lever de mon fauteuil, d’ailleurs je m’y enfonce d’avantage. Ses pas claquent la mesure sur le planché de la pièce, s’enfonçant à présent dans la fourrure épaisse du tapis de Yéti. Qui n’aimerait pas sentir ses pattes envelopper d’un doux duvet bien chaud ?

- Mes respects, dame Rufina. Je m'apelle Adrian Volk. Des murmures ont suggérés la présence de votre meute au sein de la ville et ils n'ont pas traînés à me parvenir jusqu'aux oreilles. Ma présence ici va un peu plus loin qu'une simple curiosité. Pour faire court, je souhaite me joindre à vous.

Mes yeux bleus se relâchent légèrement, vestige de mon humanité. J’en laisserais presque tomber ma dague préventive au sol, mais attendons de voir un peu plus loin. Un lapse de silence me laisse maîtresse de la discussion, il attend ma réponse, alerte.

Un rire gras et généreux dégueule de ma gorge. Serait-il sérieux… dame Rufina ? Il ne me connaît pas, c’est certain.

- Bonsoir Adrian, et bienvenue dans notre tanière. Je sais pas si l’appellation de dame me va à ravir mais je ferais avec.

Je passe une main sous mon museau avec une virilité contrôlée. Un sourire déploie mes canines impeccables.

- Pose donc ton joli derrière sur ce siège. Je pense que nous avons des choses à nous dire.

Avec habilité je desserre les lacets en cuir de ma tresse, faisant jouer les mèches plus longues de ma crinière entre mes griffes. Parle mon grand, accroche mon attention si tu ne veux pas finir aux oubliettes.

- La journée a été longue, j’espère que tu ne me fais pas perdre mon temps. D’où viens-tu ? Qu’elles sont les motivations qui te poussent à nous rejoindre ? Et le plus important… Qu’est-ce que tu as à nous apporter Adrian ?

Je me redresse rapidement en posant mes coudes sur le meuble. J’avance ma lourde tête en l’appuyant sur mes mains. Un appui stable et confortable pour la fainéante que je suis ce soir. Touche finale, je plonge mon regard sans équivoque dans le sien. Je t'écoute mon mignon!


Dernière édition par Rufina le Mar 7 Déc 2010 - 2:25, édité 1 fois
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mar 7 Déc 2010 - 2:12

- C'est plutôt simple..., répondit-il en s'installant doucement sur le siège proposé, tâchant de concerver un air détendu, Je viens de Gilnéas. Bien que j'ai pu servir dans plusieurs corps de l'armée de l'Alliance, mes motivations restaient les mêmes : défendre, soutenir, voir conquérir.

Il se permi un instant de s'attarder sur les traits du visage de Rufina, de la gueule aux oreilles, avant de poursuivre, plus détaché.

- Il y a que, je me suis récement rendu compte de l'erreur que je faisais en voulant aider tout le monde, je me suis éloigné de mon peuple, ma patrie, je suppose qu'à mon âge nous sommes encore un peu bercé d'illusions.

Il sourit, amusé, à le voir il devait effectivement n'avoir qu'une vingtaine d'années, dans un corps qui aurait été façonné trop vite à force d'entraînnement intenssif. Le sérieux revint et il se râcla la gorge avant de poursuivre.

- J'ai encore de la famille à Gilnéas, et j'ai trop dénigré, même sans foncièrement le vouloir, mon devoir envers eux, envers les miens, à force d'offrir mes services un peu partout. Je veux pouvoir les protèger, je suppose que c'est parfaitement légitime. Votre cause l'est aussi.

Alors qu'il avança légèrement le buste pour se rapprocher de Rufina, posant un coude sur le bureau, peut-être un peu désinvolte, il arbora sa chère apparence lupoïde, prouvant entièrement son appartenance, et l'acceptation complète de sa condition.
Il fixait toujours Rufina au fond des yeux. Le ton de sa voix se fit doucement plus sec, fondamentalement déterminé, et il murmura entre ses crocs :

- Je suis un couteau de plus à votre ceinture pour repousser les Réprouvés de nos terres. Je n'ai pas peur de recevoir des ordres et de me battre, mettez moi à l'épreuve si besoin est. Vous et moi avons besoin d'armes, de bras, d'effectif, pour défendre notre cause, une cause qui nous uni tous...
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Rufina
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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mar 7 Déc 2010 - 14:32

Je l’écoute débiter son flot de parole sans sourciller. Il aime s’entendre parler et assure dans son monologue. Il n’est pas assommant et arrive à capter mon attention. Ses mots sont justes, réfléchis. Il a dû cogiter pas mal de temps avant de venir. Ou s’il est aussi éloquent de nature, il se pourrait bien qu’il me soit utile dans la Meute. C’est pas que je sois pas une grande blablatrice mais son petit air désinvolte me plait bien. Ouais ce loup me plait bien.

Plante ton regard comme tu le fais et tu ne seras pas déçu du voyage mon petit gars. Je sors lentement la dague de ma manche et joue avec.

- Un couteau tu dis ? hum, hum… une cause qui nous unis tous… hum, hum ! Ton discours sonne comme celui d’un paladin. Pourtant je pense pas que t’en soit un. Tu me parais bien trop parfait pour être réel.

Un sourire se dessine sur mes babines et ne les lâche pas. Je trouverais ta faiblesse, ton défaut. Nous avons tous notre talon d’Arthas ! L’arme passe d’une main à l’autre de plus en plus rapidement jusqu’à ce que je la plante à quelques millimètres de son bras. Un ricanement malsain se fait entendre. Le seconde suivante mon visage devient froid, petite schizophrénie latente. Je me lève brusquement et place mon visage à quelques centimètres du sien.

- Pourquoi t’es parti quand ton peuple, ta famille avaient le plus besoin de toi ? Nous vivons nos heures les plus noires et tu pars aider des inconnus qui en auraient plus besoin ? Tu te fouterais pas un peu de ma gueule ? T’es un foutu déserteur voilà tout !

Je pique là où ça fait mal, espérant qu’il me montre ce qu’il a dans le bide. Son discours est trop lisse, donne m’en plus, sort moi tes tripes mon loulou ! Toutes tes facettes même les plus sombres ! Surtout les plus sombres…

- Et dit moi comment tu t’es transformé si t’étais pas là quand tout c’est barré en eau de boudin chez nous ? T’es pas un de ses fils d’Arugal ? Non parce que Benneth les laisse nous rejoindre… mais si c’est avec moi que tu passes l’entretient… n’y compte même pas !

Du haut de ma vingtaine d’années je le toise avec suspicion. Mon regard bleu dégage toute ma détermination. Ma respiration est chaude avec une arrière odeur de cannelle. Hum j’adore la cannelle !
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mar 7 Déc 2010 - 22:55

- Un couteau tu dis ? hum, hum… une cause qui nous unis tous… hum, hum ! Ton discours sonne comme celui d’un paladin. Pourtant je pense pas que t’en soit un. Tu me parais bien trop parfait pour être réel.

Un rire sourd mais franc retentit au fond de sa poitrine. Se reprenant rapidement, il se contenta d'étirer un peu les babines en une parodie de sourire. Bien vite, le ton devint tout autre, la lame vacillante sous ses yeux vint se planter tout près de lui. Rufina, à ne pas sous-estimer, aussi tranchante que cette lame, caractère que l'on forge longuement et généralement dans la douleur... Il se sentit aussitôt flatté et chanceux de pouvoir côtoyer un instant cette créature dont il se sentait proche et pourtant si éloigné à la fois. Son intérêt pour la meute, et son désire de la rejoindre n'en fut que décuplé.

- Pourquoi t’es parti quand ton peuple, ta famille avaient le plus besoin de toi ? Nous vivons nos heures les plus noires et tu pars aider des inconnus qui en auraient plus besoin ? Tu te fouterais pas un peu de ma gueule ? T’es un foutu déserteur voilà tout !

Il la fixait toujours au fond de ses prunelles, le visage un instant figé dans une neutralité parfaite. Elle visait aussi juste avec ses mots qu'elle devait être précise avec ses flèches et ses lames. Adrian songea qu'elle n'avait pas fini de le surprendre.

- Et dit moi comment tu t’es transformé si t’étais pas là quand tout c’est barré en eau de boudin chez nous ? T’es pas un de ses fils d’Arugal ? Non parce que Benneth les laisse nous rejoindre… mais si c’est avec moi que tu passes l’entretient… n’y compte même pas !

Il pencha tout doucement la tête sur le côté comme pour la dévisager sous un angle différent, avant de reculer pour se carrer contre le dossier de son siège. Son expression se détendi, et traduisit un semblant de sourire doux qui ne s'affichait pas pour autant sur sa gueule hérissée de crocs.

- J'ai toujours voulu être un guerrier et partir hors de Gilnéas mener des batailles épiques ! répondit-il calmement.

Il lui fallut quelques secondes d'hésitation avant de continuer. Réunissant un peu de courage pour parler franchement, qu'importe que cela soit bien ou mal prit, il était là, il fallait bien y passer. Dire qu'à l'armée on ne vous demande que de savoir tenir une épée, ça changeait de l'ordinaire.

- Là où vous avez probablement juste, c'est que je me suis sauvé lorsque la guerre civile à éclatée. Et même bien avant, lorsque la malédiction a commencée à faire beaucoup parler d'elle. Je n'ai peut-être pas peur de me battre... sauf contre mes semblables. Je n'avais jamais connu de bataille et c'était tout sauf "épique". Ca n'était qu'une boucherie, plus qu'une guerre. Et un grand mur n'a jamais empêché quelques minorités de franchirent les frontières de notre pays. Nos parents nous on aidés dans notre fuite, mon frère aîné, ma petite soeur et moi, avant que l'armée ne vienne faire du porte à porte pour embrigader de force les hommes en âge de se battre.

Une minute d'asbence s'en suivit, le temps de remettre en ordre ses pensées, ses mots, et de renforcer son calme apparent. Une femelle n'allait pas lui faire perdre ses moyens, chef de meute ou non, il se le refusait.

- Il fallait bien gagner sa croûte et se montrer reconnaissant envers humains qui se sont ensuite occupés de nous pendant quelques temps. Je me suis enrôlé dans l'armée et voyageais en fonction de mes mutations qui m'ont une fois conduit jusque dans le Norfendre, tandis qu'Elisa, ma jeune soeur, restait chez le couple de fermiers qui nous avaient gracieusement recueilli. Mon frère était repartit à la maison. Je n'ai toujours été qu'un simple soldat depuis, et j'ai beaucoup trop tardé à rentrer au pays. Tout seul, je n'arriverai à rien contre cette infecte engeance maccabre...

Ces oreilles se couchèrent d'elles-même et ses crocs le démangèrent. En l'espace d'un instant il laissa l'animal paraître un peu plus, et il exhalait la colère à la seule pensée de "Réprouvé".

- Quant à ma transformation, reprit-il en tâchant de s'éclaircir la voix enraillée, Elle est simplement le fruit d'une rencontre hasardeuse qui entrava quelque temps notre fuite dans les bois.

Une petite lueur s'éveilla dans son oeil, comme-ci il revenait à lui, extirpé de ses songes éveillés. Le calme revint avec une aisance qui le surprit lui-même. Sa main, dans une lenteur calculée, déboutonna le haut de sa chemise pour exhiber son épaule lacérée d'une marque de croc et de griffure qui, visiblement, devait s'étendre sur une bonne partie du bras. Ces vieilles plaies étaient encore clairement visible car la fourrure n'avait pas repoussée dessus.
Il était mal à l'aise mais se garda de le montrer et referma son vêtement au bout d'une minute, avec toute la maladresse de ses gros doigts griffus.
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Rufina
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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mer 8 Déc 2010 - 14:58

Le voilà qui recule, je dois franchement puer de la gueule ! Pourtant j’aurais juré que… passons ! Est-ce qu’il essaie de sourire là ? Mon visage ne bouge pas d’un poil. En réponse à sa posture je penche aussi ma tête sur le côté, suivant ses moindres faits et gestes.

Son histoire tient la route, voilà enfin votre vrai visage monsieur Volk. Un jeune homme contraint à fuir. Sacrifice de parents trop aimants. Mon worgen semble quelque peu déstabiliser, respire mon chou ! Je me régale de son silence, un peu de profondeur dans ce monde vide de sens. Tu as peur de rentrer chez toi et de découvrir ce qu’il est advenu du reste de ta famille. Peur que la culpabilité te ronge les sangs. Un élément habité par une volonté comme la sienne, envahissant chaque parcelle de son organisme, sera une excellente machine à tuer ! Il va falloir que j’entretienne sa flamme.

Son regard change, je crois bien que… oh oh, mais c’est qu’il va se foutre à poil. Je n’avais jamais pensé à cette opportunité en devenant Louve Alpha. Comment qu’ils disent déjà ?... Ah oui ! Passer sous le bureau ! Ouais c’est ça, passer sous le bureau.

Une cicatrice ? C’est donc cela… ma face affiche quelques déceptions tandis qu’il reboutonne son chemisier. Je me lève subitement, agile comme une anguille. Mon corps se déplace avec légèreté, le tout dans un silence absolu. La prédatrice que je suis a eut le temps de s’exercer dans nos forêts lugubres. Mes griffes déboutonnent à nouveau son chandail avec une facilité déconcertante. L’expérience mon chou, l’expérience ! Je souffle sur ma patte, quelle taquine je fais ! La cicatrice est imposante, je l’observe de près et redessine ses contours du bout des griffes. J’apporte ces dernières sur ma langue et grimace. Effectivement, la blessure date.

Je passe derrière lui en penchant ma tête près de son oreille.

- Ton histoire me plait Adrian. Les vrais guerriers sont forgés dans la douleur et la frustration…. Mais qu’en est-il de tes réflexes au combat ?

D’un geste vif je passe ma dague sous sa gorge. Réagit vite où je n’hésiterais pas à te trancher la jugulaire !
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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mer 8 Déc 2010 - 16:42

Du coin de l'oeil il l'observait faire, guettant le mouvement de ses griffes suivant le sillon de la plaie. Il réprima un frisson. Il surveillait plus qu'il n'observait. Son oreille frémit alors qu'elle passait dans son dos et qu'elle susurrait dans le creux de celle-ci des mots...
Et une mise en garde ?

Une lueur argenté, fugace et meurtrière, jaillit en silence en direction de sa gorge. L'écoulement du temps cessa en une fraction de seconde. Ses prunelles rétrécirent sous leur paroie oculaire, une décharge électrique anima tous ses sens. Un message d'alerte. Bouges-toi imbécile !

De sa large main il saisi le poignet de la louve juste à temps pour le tirer vers l'extérieur et il bondit de son siège, serrant sa prise solidement, en lui faisant face. Sa gueule balança aussitôt en direction du visage de Rufina. Ses mâchoires claquèrent lourdement avant d'atteindre sa chaire, dans un aboiement furieux mêlé de grondements de protestation.
Rien de tel que l'instinct pour décupler les rélfexes.

Quelle délicieuse atmosphère, décidément, une poussée adrénaline nargué par de légères effluves de cannelle.
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Rufina
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MessageSujet: Re: [Candidature Acceptée] Adrian Volk   Mer 8 Déc 2010 - 17:15

Son grondement résonne dans ma poitrine. Un frisson me parcourt l’échine. J’aime cette sensation d’être prise au piège. Je me dégage rapidement le visage de sa gueule. L’éclat de mon rire raisonne presque dans la pièce. J’aime cette proximité animale, je me sens vivante. Le battement de nos cœurs échauffés tape dans mes tempes. Sans me dégager de son emprise je lâche ma dague et m’approche d’avantage.

- Benneth va vouloir te voir. Reste donc passer la nuit, il rentrera tard !



[HRP]

Nous souhaiterions clôturer ta candidature par une rencontre en jeu.
J’attends tes disponibilités par MP sur le forum ou directement sur le jeu.

[/HRP]
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[Candidature Acceptée] Adrian Volk

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